Remblais : communiqué du maire

Plaine de Triel : le Coderst rejette la demande de prolongation des remblais et répond aux attentes de la municipalité et des habitants de Triel.


Réuni en séance du 29 mai, le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) avait notamment à statuer sur une demande formulée par l’entreprise EMTA, chargée de réaliser les remblais dans l’ancienne plaine maraichère de Triel. La demande d’EMTA concernait :

Représentée lors de cette séance par Frédéric Spangenberg, adjoint au maire au Développement Durable et Christian Bouteloup, adjoint au maire à la sécurité, la Municipalité de Triel sur Seine a clairement exprimé son désaccord avec les dérogations demandées par EMTA. Après avoir rappelé l’histoire douloureuse de cette ancienne décharge à ciel ouvert et de ses pollutions multiples, Frédéric Spangenberg, s’exprimant au nom du maire et de l’ensemble du conseil municipal, a mis l’accent sur le projet de ferme solaire qui constitue de longue date une perspective de renouveau écologique pour ce site martyrisé.

« Nous avons autorisé les remblais, dans une certaine limite, pour permettre la réalisation d’un projet de ferme solaire, qui n’était pas techniquement réalisable sans ces remblais, rappelle le maire, Joël Mancel. Aujourd’hui, le projet de ferme solaire est relancé avec le concours de la CU GPS&O, il n’est donc pas question de poursuivre les remblais. Triel et les Triellois ont assez souffert de cette situation. Le renouveau de cette plaine doit être lancé dès à présent. Pas dans cinq ans mais maintenant. C’est la position de toute une ville et de ses élus, majorité et opposition réunis. »

Un vœu à l’unanimité du conseil municipal

En effet, réuni quelques jours avant le Coderst en séance plénière le 24 mai, le conseil municipal de Triel a adopté, à l’unanimité, un vœu qui va dans le sens de l’arrêt des remblais et du maintien des autorisations au niveau renégocié par la municipalité en 2013.

Le vœu adopté à l’unanimité dispose : « le conseil municipal émet le vœu que soit respecté le projet de remblaiement de la plaine de Triel sur Seine, à savoir notamment :
-  Respect des prescriptions préfectorales de 2013 limitant le volume de l’ensemble du site à 2 400 000 tonnes, soit 1 500 000 m 3 et le maintien de la liste des matériaux exclus.
-  Respect des engagements en matière d’aménagement paysager et d’intégration paysagère du site notamment à travers l’apport de terre végétalisable en zone nord du site (entrée de ville) et l’entretien périodique des plantations mises en place pendant toute la durée de post exploitation du site
-  Respect de la durée maximum de six ans accordée pour la réalisation des travaux d’aménagement du site, soit jusqu’au 3 juillet 2019

Le Coderst favorable au maintien de la situation actuelle

A l’issue de sa séance du 29 mai, le Coderst s’est prononcé en faveur du maintien de la situation actuelle et a décidé de ne pas donner suite à la plupart des demandes formulées par EMTA :

« C’est un premier signal positif et je remercie chaleureusement les membres du Coderst qui se sont prononcés dans le sens du renouveau du site et sa protection, se félicite Joël Mancel. Pour autant notre combat pour la plaine n’est pas encore terminé. L’avis du Coderst étant consultatif, la décision finale sur ces demandes appartient au Préfet, qui devrait se décider début juin. J’espère de tout cœur que celui-ci ira dans le sens du renouveau du site et de la plaine en général, pour laquelle nous nous battons au quotidien avec énergie et conviction. »