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Le monument aux Morts

Programme des commémorations du 11 novembre 2015

9h30 Rassemblement des délégations place de l’église 9h45 Service religieux en l’église St Martin

10h45 Place Charles DE GAULLE, rassemblement du Conseil Municipal, des Associations d’Anciens combattants,des Corps constitués, des Sapeurs-Pompiers, du Conseil Municipal Junior, des enfants des écoles élémentaires, des élèves du Collège des Châtelaines. Présentation de « poilus » en tenue de campagne et armes d’époque.

11h00 Départ en cortège pour le cimetière où un hommage solennel sera rendu aux « poilus » de la grande guerre 1914/1918.

11h15 Cérémonie du souvenir au monument aux morts . Discours de M. le Président de l’U.N.C et de M. le Maire

12h00 Défilé jusqu’au Parc SENET Prise d’armes devant la stèle du Monument aux morts 12h15 Vin d’honneur Parc SENET Salle des Mariages Guy de Maupassant

13h00 Repas fraternel traditionnel des Anciens Combattants du Canton (LA SOUPE ET LE BŒUF) (Inscriptions auprès de vos associations d’anciens combattants respectives ou auprès de M. Roger PREVOST ( 01 39 74 88 95)

Il y a 121 ans…le Monument aux morts

Le 5 février 1888, TRIEL inaugurait son monument aux morts. Celui-ci fût construit grâce à une souscription publique lancée par des jeunes habitants du village. A cette occasion une série de médailles fut frappée. Celles-ci furent dispersées sur le territoire Français, mais à force de persévérance, le Président de l’Union Nationale des Combattants et grand collectionneur, M. Pierre GRAND, décédé en 2008, finit par en retrouver une.

A l’occasion du centenaire du monument, il déclarait :

"Ce monument est celui du souvenir. Celui qui permet d’honorer nos citoyens qui sont tombés au service de la patrie. Celui qui permet aux familles dont l’être cher repose sur les lieux de son dernier combat, de témoigner par leur présence aux manifestations du souvenir, de l’attachement qu’elles portent à celui qui par son sacrifice, a contribué à la grandeur et à la liberté de la France". Le Monument aux Morts

Les périodes noires de l’histoire qui ornent le monument, lui permettent de souligner une nécessité : "Souhaitons également que malgré le temps et l’oubli, il y ait toujours parmi nos concitoyens, des gens qui se souviendront et continueront à venir honorer ceux à qui ils doivent d’être ce qu’ils sont aujourd’hui".

"…Souhaitons que les hommes deviennent enfin raisonnables et qu’il n’y ait plus jamais de conflits armés" (discours P. Grand 1988)

Aujourd’hui 145 noms sont gravés dans la pierre. Un chiffre qui témoigne du tribut payé par les familles Trielloises aux conflits mondiaux (en 1914/1918 un homme sur 3 n’est pas revenu). Certaines familles ont même perdu jusqu’à trois de leurs fils. Des rues portent leurs noms.

Le monument est entouré de 4 canons scellés en terre côté chargement, reliés par des chaînes. Il porte bien sûr les noms des "morts pour la Patrie" de 1914/1918 et 1939/1945, mais également de campagnes plus anciennes : Afrique (Mission Marchand), Mexique (Mexico, Puebla, Veracruz) et Extrême-Orient (Chine, Tonkin, Indochine) mais aussi : Crimée, Indochine, Algérie, Maroc, Tunisie.

Les livrets militaires de tous ces morts pour la France ont pu être retrouvés.

Juste un peu d’histoire pour deux d’entre eux.

1863 Campagne du Mexique - Le contingent Français était de 36.000 hommes. Le soldat CIZA (infanterie de ligne), ainsi que deux autres Triellois, "morts pour la France", inhumés à Triel, firent partie du corps expéditionnaire envoyé au secours de l’empereur Maximilien par Napoléon III (alliance Austro-Hispanico-Anglo-Belgico-Française). Les conditions de vie difficiles, une chaleur épouvantable et les maladies décimèrent nos troupes. Sans traitement médical possible, le choléra (appelé "vomito negro" au XIXème siècle) vint à bout d’un grand nombre d’entre eux.

Pour la petite histoire, c’est en se portant volontaire avec quelques soldats demeurés valides que le Capitaine Danjou, héros de la Légion étrangère mourut à Camerone (Palo Verde, près de Puebla) à l’issue d’un combat inégal de 60 hommes contre 2.500 cavaliers Mexicains. Ils résistèrent jusqu’à leur dernier souffle, refusant toute reddition. L’ennemi érigea sur place un monument en hommage à leur courage.

1897 Campagne du Tonkin - Le Soldat CAUCHOIS (infanterie), "mort pour la France", est rapatrié à Triel en cercueil plombé pour y être inhumé (le trajet en voilier de ligne durait alors 3 mois !). Il repose aujourd’hui dans le carré militaire.

Comme on peut le constater, malgré son faible nombre d’habitants au 19ème siècle (800), notre bourgade a toujours été présente aux grandes heures de l’histoire de France.

J. RAFTON, R. PREVOST (arch. Vil.Triel/ P. Grand)